Le marché des imprimeries en ligne en France

Alors que de nombreux experts s’attendaient à ce que le digital empiète sur l’imprimerie classique, cette vision ne s’est pas matérialisée, puisque de nos jours, les deux supports s’avèrent parfaitement complémentaires ( voir helloprint ). Voici un aperçu du marché des imprimeries en ligne en France.

Complémentarité des segments de marché

Le secteur de l’imprimerie est actuellement confronté à la montée en puissance d’un phénomène provoqué par l’avènement des nouvelles technologies : la dématérialisation.

 

Il y a 10 ans, la mise en marché de de produits technologiques, tels que les smartphones, tablettes, et liseuses, ont créé véritable une révolution. L’iPhone a métamorphosé le monde, car l’informatique mobile fait désormais partie intégrante du quotidien des gens. En 2016, près de 212 millions d’appareils de la marque Apple ont été vendus. Le marché de l’impression n’échappe pas à ce phénomène planétaire, étant lui aussi confronté à un monde qui s’avère de plus en plus digital.

Paradoxalement, la demande en papier et en impression est parvenue à se maintenir. Un rapport (signé par Simthers Pira) a révélé que le marché de l’impression est en bonne santé, étant donné que ses revenus devraient atteindre une croissance évaluée à 68,3% d’ici 2018 pour l’impression numérique.

Même si certains experts avaient annoncé le déclin, voire la mort de l’impression classique, le marché traditionnel demeure solide en résistant particulièrement bien.

Les imprimeurs adaptent leurs équipements aux besoins du marché

Alors que la demande se diversifie, les gestionnaires d’entreprises du secteur de l’imprimerie varient leurs activités et innovent en investissant dans la dimension numérique.

Ils doivent également faire preuve de flexibilité en ce qui concerne leur proposition de services, en développant par exemple le « web to print ». Certains s’adaptent en décidant d’implanter de nouveaux modèles économiques, comme l’impression à la demande, alors que d’autres se lancent dans l’impression 3D.

Les fabricants de machines d’impression n’échappent pas à la vague de changements. Ils se sont adaptés à la nouvelle demande en structurant leurs offres, afin qu’elles soient plus en adéquation avec le marché.

Par exemple, les entreprises figurant parmi les plus proéminentes dans le marché (mondial) de la vente de dispositifs d’impression, telles que Heidelberg, Man Roland et KBA Planeta, sont parvenues à composer avec l’innovation par une diversification des offres. Cela s’est traduit par des offsets allant jusqu’à 8 couleurs, des appareils d’impression numérique, de même que des rotatifs web.

Une croissance en évolution constante

Défiant les prédictions d’éminents analystes, le maintien des supports papier, alors que le numérique faisait son entrée dans le marché de l’impression, a entraîné une complémentarité des 2 supports.

La transformation numérique, qui affecte l’ensemble des secteurs de l’économie, a propulsé le secteur de l’impression dans une phase de développement riche en innovation.

La démocratisation des imprimantes 3D est attendue au cours des prochaines années. D’après un rapport (publié par IDC et intitulé « Worldwide Semi-Annual 3D Printing Spending Guide »), les revenus issus des activités du secteur de l’impression 3D devraient doubler entre 2015 et 2019. En 2015, ce marché (global) a rapporté 11 milliards de dollars. En 2019, il devrait atteindre les 26,7 milliards de dollars.

La part de ce marché détenue par la France serait de 3% (d’après le rapport Wohlers 2013). Les États-Unis détiennent la plus grande part de ce marché (40%), suivis par le Japon (9,7%), et viennent ensuite l’Allemagne (9,4%) et la Chine (8,7%). Le Royaume-Uni et l’Italie détiennent quant à eux tous deux 4% de ce marché.