Libéralisation de l’assurance emprunteur dès janvier 2018, profitez-en !

En janvier 2018, vous ne serez plus obligé de passer par votre banque pour souscrire à une assurance emprunteur lors de votre projet immobilier. Mieux encore, si vous êtes déjà détenteur d’un prêt immobilier, vous pourrez faire jouer la concurrence, non seulement entre banques, mais aussi entre compagnies assurance. Une opportunité à saisir pour regagner en pouvoir d’achat.

Une nouvelle donne

Voté en février 2017 après de longs débats, et même après un passage par la case Conseil constitutionnel, l’amendement Bourquin va prochainement entrer en vigueur, dès le 1er janvier 2018.

Il s’agit d’un mini séisme dans le microcosme du crédit immobilier puisque cet amendement ouvre à la concurrence l’assurance emprunteur aussi appelée assurance prêt immobilier.

Il s’agit d’un produit en théorie facultatif, mais que les banques exigent presque toujours pour se couvrir d’éventuels défauts de paiement. Et ce marché juteux est actuellement un oligopole des banques, au grand dam des assureurs qui lorgnent depuis longtemps sur ce produit financier aux fortes marges.

Bien entendu, les banques ont tout fait pour faire capoter le projet, et ont presque failli réussir.

Car il s’agit d’un marché d’importance. Ce seul contrat représente un marché de près de 9 milliards d’euros rien qu’en 2016, pour l’essentiel sur les crédits immobiliers selon la Fédération française de l’assurance.

Et la marge que prennent les banques sur ce produit s’élève en moyenne à 40 %, mais peut grimper jusqu’à 70 % selon les profils, notamment les jeunes en bonne santé.

L’explication de telles pratiques est simple. « Dans un contexte de guerre des taux, la garantie emprunteur est pour les banques une manière de compenser leur manque à gagner au niveau du crédit lui-même. Pour faire simple, la banque baisse ses taux de crédit, mais se refait sur les contrats d’assurance de prêt qu’elle commercialise, » selon assurance-de-pret-expert.com, un courtier en assurance de prêt à Strasbourg.

Une opportunité pour les clients

La possibilité de souscrire à une assurance emprunteur existe déjà depuis les lois Lagarde (2011) et Hamon (2014). Mais peu utilisent cette possibilité. Ce que va permettre l’amendement Bourquin, c’est la possibilité, pendant la période du prêt immobilier, de souscrire ailleurs, moyennant un préavis de deux mois.

Selon le sénateur Martial Bourquin (PS) à l’origine du texte, cette mesure peut permettre de redonner entre « 500 et 700 euros » de pouvoir d’achat par an, sachant que les contrats peuvent s’étendre sur 25 ans. Ce qui est loin d’être négligeable en matière d’économie.

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